Le livre de Matthieu Pigasse, Révolutions, commence ainsi :
"Je continue à croire que ce monde n'a pas de sens supérieur. Mais je sais que quelque chose en lui a du sens, et c'est l'homme, parce qu'il est le seul être à exiger d'en avoir."
Albert Camus, l'homme révolté.
J'ai lu ce livre à sa sortie en mars 2012, et je vous livre quelques notes de lectures :
Les dominés d'hier sont devenus les dominants d'aujourd'hui. L'occident cède le contrôle financier du monde aux pays émergents. Les vieux pays immergés avec leurs économies sous l'eau et irrésistiblement tirées vers le fond par le poids écrasant de leurs dettes gigantesques.
L’Europe est sans croissance, sans espoir, sans projet, sans institutions adaptées, sans dirigeants politiques à la hauteur des enjeux.
Une Europe qui ne peut fournir à sa jeunesse qu'un avenir sinistre et terrifiant des trois "té" : inégalité, précarité, pauvreté.
Un système ou le déclassement social devient la norme, ou les pauvres deviennent chaque jour plus pauvre et les riches plus riches où les prix des logements chasse les classes moyennes des centres villes ou les salaires stagnent et où les diplômes ne servent plus à rien. Un système dont le seul objectif est d'augmenter les privilèges de ceux qui en ont déjà trop.
En Europe, le temps est venu de renverser les valeurs, de casser les corporatismes et les conservatismes, de promouvoir le risque face à la rente, le salaire face aux dividendes, l'argent du talent face à la fortune familiale, la mobilité sociale, face à l'immobilisme, le dynamisme de la jeunesse face au vieillissement de la population. Faire cette révolution est le seul moyen de sortir l'Europe de cette dépression, redonner à chacun le pouvoir de changer sa vie.


