S'attacher à la notion communément admise de moi, ou ego, est à l'origine de la confusion et de toutes les souffrances. L'ironie de la situation veut que lorsque l'on cherche ce "moi" que l'on adore et que l'on protège, il est impossible de le trouver. Le moi est fuyant et insaisissable. Si l'on déclare : "Je suis vieux", on se réfère au corps en tant que moi. Quand on dit : "Mon corps", le moi devient le propriètaire du corps. quand on affirme : "Je suis fatigué", le moi est assimilé à la sensation physique ou émotionnelle. Le moi devient notre perception quand on dit : "Je vois" et nos pensées quand on dit : "Je pense". Lorsque l'on ne trouve pas de moi à l'intérieur ou à l'extérieur de ces expériences, on est tenté de conclure qu'il est ce qui en est conscient, c'est-à-dire le sujet connaissant ou l'esprit.(...)
Afin de cesser d'être l'esclave d'un fantôme, vous devez exiger que cet esprit égocentrique montre son visage. Et là rien ne se montre(...).Lorsque l'on défie ouvertement l'esprit-moi il se révèle être ce qu'il est : une absence de tout ce que l'on pensait qu'il représentait. En fait, on peut même voir la "transparence" de cet ego, ou de ce moi, en apparence si solide. Mais alors que nous reste-t-il. Il nous reste une conscience claire et intelligente, vaste et ouverte, libérée du moi qu'il faudrait adorer et protéger. tel est l'esprit de sagesse primordial à tous les êtres.


