"Avant la fête de Pâque, Jésus, sachant, que son heure était venue de passer de ce monde vers le Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde les aima jusqu'à la fin."
Avec la dernière Cène, est arrivée l'heure de Jésus, vers laquelle son oeuvre était orientée depuis le début. L'essentiel de cette heure est circonscrit par Jean avec deux paroles fondamentales : c'est l'heure du "passage" ; c'est l'heure de l'amour "jusqu'à la fin".
Les deux expressions s'éclairent mutuellement, elles sont inséparables l'une de l'autre. L'amour même est le processus du passage, de la transformation, de la sortie des limites de la condition humaine vouée à la mort, dans laquelle nous sommes tous séparés les uns des autres et, au fond, impénétrables les uns par rapport aux autres dans une altérité que nous ne pouvons dépasser. C'est l'amour jusqu'à la fin qui opère la métabasis apparemment impossible : la sortie par delà les barrières de l'individualité fermée, qu'est l'agapè, l'irruption dans la sphère divine.
Both expressions inform each other, they are inseparable from each other. Love itself is the process of transition, transformation, output limits of the human condition doomed to death, in which we are all separated from each other, and basically impenetrable to each other in an otherness that we can not overcome. It is love until the end that operates Metabasis seemingly impossible: the output beyond the barriers of individuality closed, what the agape, burst into the divine sphere.
Both expressions inform each other, they are inseparable from each other. Love itself is the process of transition, transformation, output limits of the human condition doomed to death, in which we are all separated from each other, and basically impenetrable to each other in an otherness that we can not overcome. It is love until the end that operates Metabasis seemingly impossible: the output beyond the barriers of individuality closed, what the agape, burst into the divine sphere.
L'heure de Jésus est l'heure du grand "pas au-delà" celle de la transformation, et cette métamorphose de l'être s'opère à travers l'agapè. C'est l'agapè "jusqu'à la fin", expression par laquelle Jean, à ce moment-là, renvoie par avance à la dernière parole du Crucifié : "C'est achevé". Cette fin, cette totalité du don, de la métamorphose de l'être tout entier c'est, justement, se donner soi-même jusqu'à la mort.
Altérité : L’altérité est un témoignage de compréhension de la particularité de chacun, hors normalisation, individuellement ou en groupe.
L'altérité implique une relation laïque, accueillante, qui s'associe au métissage des cultures, éloignée de la notion de tolérance. L'altérité est étroitement liée à la conscience de la relation aux autres en tant qu'ils sont différents et ont besoin d'être reconnus dans leur droit d'être eux-mêmes et différents.
Métabasis : changement, mutation.





