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dimanche 10 février 2013

Parménide, le père de l'ontologie

Ontologie : Science de l'être.

Parménide divisait la philosophie en deux parties : sur la vérité et sur l'opinion.

Le poème de Parménide (Source)

« Apprends donc toutes choses
Et aussi bien le cœur exempt de tremblement
Propre à la vérité bellement circulaire,
Que les opinions des mortels, dans lesquelles 
Il n'est rien qui soit vrai ni digne de crédit. »

Parménide oppose ainsi la logique à l'expérience : la raison est selon lui le critère de la vérité. La pensée (il identifie âme et intellect), en suivant les règles de la logique, établit ainsi que l'être est, et qu'il faut lui prédiquer des attributs non-contradictoires : il est intelligible, non-créé et intemporel, il ne contient aucune altérité et est parfaitement continu. Si cette conception de l'être est de l'ordre de la pensée, Parménide le représente aussi comme une réalité physique, finie et sphérique. Cette doctrine fait de lui le penseur de l'être par excellence, et tranche par sa froideur rationnelle d'avec les autres penseurs grecs.

Couples


Parménide


Le bonheur de l'homme

L’activité de l’intelligence, voilà ce qui devrait être le bonheur achevé de l’homme. Si l’intelligence, comparée à l’homme est chose divine, la vie intellectuelle est également divine, comparée à l’existence humaine. Il faut, dans toute la mesure du possible, nous comporter en immortel et tout faire pour vivre de la vie supérieure que possède ce qu’il y a de plus élevé en nous, car bien que modeste, cette faculté l’emporte de beaucoup en puissance et en valeur sur toutes les autres. L’activité de Dieu qui est d’une félicité incomparable, doit être de nature contemplative. Donc, parmi les activités humaines, celle qui lui est le plus apparentée doit aussi être celle qui ressemble le plus au bonheur. Donc, plus loin s’étend la contemplation et plus loin s’étend le bonheur. Le bonheur marche au pas de la contemplation. 
Celui qui cultive son intelligence tout en étant parfaitement disposé, semble bien être aussi le plus cher à Dieu. En effet, on peut raisonnablement penser que ce dernier met sa joie dans ce qu’il y a de meilleur et lui est le plus apparenté – c'est-à-dire l’intelligence, et qu’en retour, il comble de bienfaits ceux qui s’attachent surtout à l’intelligence, et l’honorent plus que tout, car ceux-ci, au regard de Dieu, se préoccupent de ce qui lui est cher à lui et agissent ainsi de façon droite et belle. Or cette attitude est en tous points, celle du sage avant tout. Donc, c’est lui le plus cher à Dieu. Or le plus cher à Dieu, selon toute vraisemblance, est aussi le plus heureux. Par conséquent, même à considérer les choses ainsi, on voit que le sage, plus que tout autre, doit être l’homme heureux.

La béatitude de l'homme

D’après saint Thomas, avec la Métaphysique, il y va du bonheur de l’homme : « Toutes les sciences et tous les arts tendent vers un objectif unique : la perfection de l’homme, où réside sa béatitude. Il faut donc qu’une de ces disciplines règne sur ses consœurs et revendique légitimement le nom de sagesse ». La philosophie première, comme son nom le suggère, est la cime des savoirs, le sommet de la béatitude.

L’objectif des sciences est la béatitude de l’homme


Secrétaire particulier...entre deux dossiers


La métaphysique d'Aristote, commenté par Saint-Thomas d'Aquin

La métaphysique d'Aristote est d'abord reconnue comme la perfection éternelle de la sagesse antique. Cette métaphysique traite de la physique à un autre niveau que la physique elle-même dont elle expose les règles et les composantes. La métaphysique étudie les mêmes objets que la physique mais selon la perspective de la seule étude de la forme.

Quelle est la science recherchée par Aristote?
Saint-Thomas écrit qu'Aristote donne des réponses à cette question dans le Traité de l'âme : 
"Un homme est dit savant, d’abord parce qu’il appartient à la classe des êtres capables de savoir, contrairement aux animaux ou aux pierres. C’est pourquoi le Philosophe introduit sa Métaphysique par la mémorable sentence :
« Tout homme désire naturellement savoir »
"Nous appelons savant celui qui a acquis la science. Est savant en ce sens celui qui a lu et assimilé la Métaphysique, après avoir pris connaissance de l’ensemble de la philosophie qui en est la préparation."

"Est véritablement savant celui qui exerce un savoir effectif ; celui qui se sert de sa science acquise pour connaître actuellement de façon scientifique l’objet qu’il est occupé à considérer."


Aristote ne cherche pas capitaliser une somme de connaissances mais exercer sa contemplation intellectuel sur l'objet premier à la source de tout être. Cette science est un acte, une activité de l'intelligence, une vie.

Les bases sont posées dans le chapitre premier du livre 1 : 
"Tous les hommes ont un désir naturel de savoir..." vous pouvez retrouver ce chapitre ici
La philosophie première, (il faut entendre la métaphysique, terme qu'Aristote ne connaît pas), doit étudier les formes sous son aspect non périssable et séparé. "Séparé de quoi?" De la matière. 
La physique doit étudier les deux : la forme et la matière. La philosophie première étudie les même objets que la physique mais sous l'unique perspective de la forme, sans prendre en considération la matière. 
L'objet est le même mais la modalité de l'examen est autre.

Philosophie première : La philosophie première était, dans le Bas Moyen Âge (XIIe et XIIIe siècles), la métaphysique générale. Aujourd'hui, la philosophie première s'apparente plus particulièrement à l'une de ses parties : l'ontologie, c'est-à-dire la science de l'être, de l'étant.
Philosophie seconde : la physique...à l'époque d'Aristote : La physique est, comme l’indique son nom, la science de la nature (« physique » vient du grec physis (ϕύσις) signifiant « nature »). Comme toute science, elle a pour but de connaître son objet par les causes. Ce concept de nature désigne pour Aristote un principe interne de mouvement et de repos. La première chose à faire pour établir cette science, une fois le mot défini, est de montrer que la nature existe : y a-t-il des choses en mouvement, et la cause de ce mouvement est-elle une nature, un principe ?


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