lundi 8 octobre 2012
Paradoxe du maillot de bain de Daniel Craig...
La vente d'un maillot de bain usagé de Daniel Craig est rare.
Or ce qui est rare est cher
Donc un maillot de bain usagé de Daniel Craig vaut 55 000€.
Un sophisme...
Une propriété du langage, la polysémie qui produit une confusion dans l'esprit dans la manière dont on décrit un fait à travers une analogie, une métaphore.
La première proposition a l'air d'être vraie. La valeur d'une chose implique sa rareté mais aussi son utilité, une chose rare mais inutile n'a aucune raison d'être chère.
C'est donc un faux dilemne.
Mais aussi un paradoxe :
Un paradoxe, d'après l'étymologie (du grec paradoxos, « παράδοξος » : « contraire à l'opinion commune », de para : « contre », etdoxa : « opinion »), désigne une idée ou une proposition à première vue surprenante ou choquante, c'est-à-dire allant contre le sens commun. En ce sens, le paradoxe désigne également une figure de style consistant à formuler, au sein d'un discours, une expression, généralement antithétique, qui va à l'encontre du sens commun.
C'est un procédé très subtil. Il consiste, sans que cela apparaisse, à employer un mot, ou une tournure de phrase, dans deux sens différents ou deux contextes (angle ou point de vue) différents. On effectue ensuite un amalgame (une confusion) et l'on obtient une absurdité.
Les paradoxes bâtis sur le modèle du syllogisme sont caractéristiques de ce procédé. Un glissement de sens ou de contexte s'opère entre les deux prémisses. Puis la conclusion crée l'amalgame, qui se traduit par une aberration. La fraude réside donc dans l'usage invalide du syllogisme.
Le paradoxe "bon-marché/cher" est un exemple d'amalgame sémantique.
Revenons-en au maillot de bain de Daniel Craig...
Peut-on dire qu'un maillot de bain de Daniel Craig porté, non lavé est rare? Oui!
Donc, s'il est rare cela explique sa valeur! 55.000€!
Mais ce maillot de bain est-il utile? Non, donc l'acquéreur c'est fait avoir car une chose rare inutile n'a aucune raison d'être cher.
A moins que l'utilité de cette vente à ce prix soit dans l'intérêt de ce post.
A revoir : La maillot de bain à 55 000€.
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Narcissius de Thespie
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17:00
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Le "Je" et le "Moi"
L’histoire du Dr Jekyll et de M. Hyde est celle de tout homme né de la femme. En chacun de nous il y a en effet deux personnalités à vivre, le je et le moi : le moi que nous semblons être, et le moi que nous sommes, un homme connu des autres, et un homme qu’ils ignorent. Le je est en nous l’enfant gâté, égoïste, pétulant, bruyant, la création de nos fautes vécues.
Ces deux existences ne peuvent être menées de front. Les vouloir concilier, c’est se vouer au remords, à l’angoisse et au mécontentement intérieur. Pour que nous trouvions la vraie liberté, notre je doit nécessairement abdiquer en faveur de notre véritable personnalité. Mais le moi apparent est pour certains compagnon si familier qu’ils ne peuvent s’en défaire; à rien ne sert de leur dire que ce moi superficiel n’a point de place légitime en eux.
Tel un moule de plâtre, le faux je doit être tranché, arraché, et c’est là une opération qui ne va pas sans sacrifice, sans douleur et sans quelque pénible violence.
La prédominance du je dans notre vie nous fait condamner les peccadilles d’autrui et excuser nos graves désordres; nous voyons la paille dans l'œil de notre prochain, mais non la poutre qui est dans le nôtre. Nuire au prochain, ce n’est pas un mal de notre part, mais ceux qui nous traitent de même devraient bien se montrer un peu plus raisonnables. Nous haïssons les autres, c’est une marque de zèle; nous les flattons par intérêt, mais nous appelons cela de l’ « affection ». Leur mentir, c’est avoir du « tact ». Nous hésitons à défendre nos convictions religieuses, et nous appelons cela de la « prudence ». Nous écartons égoïstement les autres, et nous appelons cela « défendre nos justes intérêts ». Nous les jugeons, et nous appelons cela « voir les choses en face ». Nous refusons d’abandonner nos désordres, et nous traitons de « poltrons » ceux qui agissent de même. Nous nous gavons à table, mais c’est pour notre « santé ». Nous accumulons plus de richesses que ne l’exige notre condition, et nous appelons cela de la « prévoyance ». Nous nous offusquons de l’opulence des autres, et nous nous qualifions de « défenseurs des opprimés ». Nous nions les inviolables principes de la justice, nous ménageons la chèvre et le chou, et nous nous targuons de « libéralisme ». Toutes nos phrases commencent par « je », mais nous traitons de « raseur » l’incongru qui nous coupe la parole pour donner son avis. Nous ruinons notre vie de famille par le divorce, et nous disons qu’il nous faut bien « vivre notre vie ». Nous nous croyons vertueux tout simplement parce qu’il se trouve des gens vicieux.
Nous qualifions de « vie raisonnable » notre indolence et notre paresse. Nous déguisons notre répugnance psychologique au travail en exaltant un socialisme où l’état se charge de tout. Nous avons tant souci d’être aimés que nous en oublions d’aimer. Nous chérissons si bien nos ennuis que nous demeurons insensibles aux aimables qualités d’autrui. Notre argent nous fait croire en notre valeur personnelle. Nous critiquons injustement les autres, mais en alléguant qu’il leur est bon de s’entendre dire leurs vérités. Nous jugeons nos vertus par les vices que nous évitons. Nous sommes fiers du clinquant dont nous parons l’écrin de notre existence, et nous le qualifions de « charme ». Nous refusons de prendre parti pour quoi que ce soit, et nous vantons notre « largeur d’esprit ». Voilà à quelles tentations nous entraîne toujours le je si nous lui lâchons la bride.
Ceux qui exaltent le je, le moi apparent, se laissent volontiers captiver par des problèmes étrangers qui ne les concernent aucunement, pour ne point affronter celui de leur égoïsme personnel. D’où vient la vogue actuelle des drames sensationnels au théâtre, des histoires de crimes mystérieux au cinéma, et des reportages horrifiants dans les journaux ? Ne serait-ce pas l’indice des préoccupations intimes qui agitent des millions d’hommes aujourd’hui; mais au lieu d’en chercher la solution, incontestablement difficile, ils éludent le problème et lui préfèrent l’étude des aventures déconcertantes des autres. Ne serait-ce pas, que ceux qui ont l’âme tourmentée d’horreurs aiment à entendre parler de monstruosités pires que les leurs, à en voir le spectacle sur l’écran, afin d’oublier momentanément leur propre enfer intérieur ?
« Pourquoi, se demande-t-on, pourquoi telle personne ne reconnaît-elle pas ses fautes ? » C’est qu’elle n’a jamais pratiqué l’introspection ; chez elle, le je a obscurci le moi, l’égoïsme a noyé la personnalité. D’autre part, il arrive parfois — pas toujours — que la vue d’un défaut du prochain trahisse la présence du même mal en nous. Comment une femme pourrait-elle dire d’une autre : « C’est une jalouse » ou « C’est une rosse », si elle ne savait par elle-même en quoi consistent ces défauts ? « Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ». Juger notre prochain, c’est nous révéler à nous-mêmes, et ainsi nous juger nous-mêmes. L’irritabilité et la susceptibilité de certaines personnes à leur propre sujet, la façon violente dont elles réagissent à la critique, accuse combien elles sont soucieuses de protéger leur faux je, combien elles ont peur de laisser leur moi réel subir la lumière du jour.
Le je et le moi, ou le moi superficiel et le moi réel, étant en relation comme la balle avec la graine, il s’ensuit que le moi ne se révèle que si le je est d’abord écarté. Pour qu’une pomme devienne un pommier il faut d’abord qu’elle se dépouille de sa pulpe pour dégager la graine et lui permettre de se développer.
Quantité de brochures nous renseignent actuellement sur la façon de tromper les gens par la flatterie ou de gagner leurs bonnes grâces par un laxisme extrême au point de vue moral. Ce sont en réalité des appels à notre égoïsme, qui aboutissent à renforcer les prétentions du je et à rendre la balle plus impénétrable en empêchant effectivement la libération du moi, du moi réel. L’utilisation d’autrui au service de l’ambition est l’inverse de la véritable affection et du développement personnel. Ceux qui cachent constamment leur véritable personnalité sous un déguisement non seulement se révèlent tout autres aux heures difficiles, mais ils conservent tout juste un minimum de cette authentique conscience de soi indispensable dans la vie. Leur sens du moi est tellement extériorisé, si dépendant de l’approbation d’autrui, qu’ils ne se sentent jamais intégrés, qu’ils ne sont jamais capables de trouver la paix. Leurs émotions et leurs actions sont en lutte. Ils semblent continuellement déchirés par un conflit intérieur entre ce qu’ils devraient être et ce qu’ils sont. Le perpétuel souci des apparences et de leurs émotions de surface les accapare trop pour qu’ils puissent aimer dans le vrai sens du mot. Ils aiment l’expérience de l’amour, mais ils n’aiment personne parce qu’ils sont eux-mêmes à peine des personnes. N’osant pas s’examiner intérieurement par crainte des squelettes cachés dans les alvéoles de leur âme, ils abhorrent le calme et le silence ; car ceux-là seuls peuvent vivre avec eux-mêmes, qui ont l’âme en paix.
La différence entre celui chez qui domine le je, ou l’égoïsme, et celui en qui domine le moi, ou la personnalité, correspond à celle qui sépare la fausse gaîté du vrai bonheur, la vie névrosée de la vie normale.
L’égotiste peut se représenter ainsi :
Le je, ce masque qu’il veut montrer, constitue l’intérêt central de sa vie, la norme d’appréciation de tous ses désirs, de toutes ses pensées, de toutes ses affections. Le moi, le moi réel qui porte l'identité propre, est très faible en lui et n’affecte que très légèrement le cercle de son existence.
Chez une personne normale la situation est renversée :
Ici, la personnalité — qui est enracinée en Dieu — a envahi le centre de la vie, tandis que le je de l’égoïsme se remarque à peine tant il est superficiel. Non qu’il y ait eu perte de la personnalité individuelle, plus robuste en réalité et beaucoup plus individuelle que chez l’homme dominé par le je. Le moi, la vraie personnalité, est ce que les philosophes appellent « subsistant », c’est-à-dire qu’elle est capable de revenir sur sa propre essence, de coïncider avec elle-même, de se voir comme elle est réellement et de se connaître par la réflexion. Toute personnalité humaine est si inviolable qu’elle se détache, contre toutes les autres personnalités, comme unique, incommunicable et absolument distincte. A cause de sa personnalité, de son moi, tout homme est un précieux mystère. Il échappe à la pesée de l’opinion publique; il ne peut être mesuré d’après son conditionnement, il n’appartient à nul autre qu’à lui-même et personne n’est capable de percer son mystère.
Mais le je est fait à l’image et ressemblance de l’esprit du monde où il vit, comme le moi est fait à l’image et ressemblance de l'homme. Le je est conformiste; il « s’ajuste » à son époque ; mais souvent on nous donne cet avertissement : « Ne vous conformez pas au monde ». Le moi est parvenu à la liberté intérieure en transcendant ce qui est du monde. Le je demeure toujours centré sur lui-même; la personnalité, parce qu’elle est essentiellement un mystère, est prête à se dégager d’elle-même si elle peut retourner à sa source. Le je veut le monde à son service ; toujours à l’auto-déception, car, de par sa nature même, le je cherche à étouffer le moi et son avidité d’effort. Sachant qu’elle serait sa destruction, le je fuit la vérité. Le moi, ou personnalité, la recherche parce qu’elle lui assurerait son épanouissement et sa perfection. Les menteurs sont toujours des gens farouchement attachés à leur je.
A notre époque où l’on songe surtout à l’homme dans la foule, nous ne saurions trop insister sur la valeur de la personnalité. L’âme personnelle d’un homme vaut plus que tous les états collectifs, car les états sont faits pour servir la personnalité, et non inversement. La personnalité humaine vaut plus que tout l’univers matériel, car un homme peut mettre tout l’univers dans son esprit par la connaissance.
Le mystère de la liberté est inséparable du mystère de la personnalité. Le je veut toujours confondre liberté et licence, mais la personnalité ou le moi entend par liberté responsabilité sous la loi. Le je définit la liberté « le droit de faire tout ce qui lui plaît » ; le moi, « le droit de faire ce qu’il doit ». Le je dit au sujet de ses affections : « J’aime tout ce que je désire » ; la personnalité, ou le moi : « J’aime tout ce qui est désirable ». Le je n’admet pas d’autre existence que les objets sensibles capables de lui procurer du plaisir. La personnalité reconnaît les valeurs supra-personnelles, car la personnalité est dépourvue de sens s’il n’existe pas un monde supérieur auquel elle puisse aspirer. Le je entre en contact avec les autres je comme des boules de billard qui se heurtent en passant ; le moi accueille les autres personnalités en communion et fraternité, car tout autre moi qui l’attire lui apparaît non comme un objet, mais comme une autre personnalité aussi sacrée qu’un Toi.
Le je dédaigne les autres je, à moins qu’il n’y trouve la satisfaction possible d’un plaisir ou d’une ambition. Le je ressemble à une femme hystérique qui ramène à soi tout ce qui arrive. Il aspire le même air qu’il rejette parce qu’il nie toute autre réalité que lui-même. Il s’érige en maître de la vérité, du bien, de la morale, il suit sa propre loi, il nie la réalité de tout objet et affirme seulement l’existence de soi-même comme sujet.
Le moi, d’autre part, a conscience d’une vocation et d’une mission. Les profondeurs de la véritable personnalité amènent à faire bon usage de nos dons créateurs, non seulement pour nous, mais pour l'autre et pour tous. Par-dessus toute autre chose, parce que le moi confirme l’esprit en sa conscience d’avoir une âme, il compte et espère transcender la mort. Si l’homme n’était qu’une chose, il périrait avec les choses; s’il était un animal, il périrait avec les animaux ; s’il était seulement un je, il disparaîtrait lorsqu’on cesserait de parler de lui ; mais s’il est un moi, la mort, parce qu’il a une âme immortelle, la mort elle-même ne peut détruire sa personnalité.
Certains égotistes résistent comme des tigres au dépouillement de leur je ; mais dès qu’ils arrivent à croire en l’existence d’un moi réel, le changement ne leur apparaît plus comme une perte mais comme un gain. « Qui veut sauver sa vie la doit perdre », formulant ainsi cette vérité psychologique, que la perte du je nous fait trouver le moi.
Nous pouvons renoncer à notre existence égoïste : "Il faut que le grain de blé meurt pour ne pas rester un simple grain de blé". Le moins bon en nous doit s’effacer devant le meilleur : le je doit diminuer, le moi doit croître. Mais croître, le moi ne le peut sans communion avec d’autres personnalités, ce qui implique l’amour. L'autre, fût-il haïssable par lui-même, apparaît aimable au moi pleinement développé du fait qu’il est, lui aussi, homme. Ainsi la personnalité s’épanouit par l’obéissance à la loi de l’amour . Quiconque a surmonté son je trouve que son moi, son moi réel, est plus vaste qu’il ne le soupçonnait : c’est une fenêtre ouverte sur Son frère humain, et sur tout le magnifique cosmos et au-delà peut-être.
Le choix du centre de notre vie nous est laissé. Nécessairement satellites, à nous pourtant de choisir notre soleil. L’indépendance de tout centre nous est impossible : nous abdiquons toujours notre liberté. Certains l’immolent à l’opinion publique ; certains se font esclaves de leurs passions; d’autres l’abandonnent à des dictateurs ou à l’État, mais d’autres aussi en font le sacrifice à l'amour, et c’est l’unique façon de trouver la vraie liberté. L’opinion publique, la chair, la boisson, rien de tout cela, lorsque nous nous y abandonnons, ne tend jamais à nous rendre la liberté.
Ce texte est extrait du lien suivant, des modifications, des corrections ont été faites, simplement pour que la lecture se fasse sans a priori et avis pré-conçu qui viendraient "polluer" le message.
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Narcissius de Thespie
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L'enfant et le moi, Eckhart Tolle
"Quand un jeune enfant apprend qu'une séquence de sons émise par les cordes vocales de ses parents est son nom, il commence à assimiler le mot - devenu une pensée dans son esprit- à ce qu'il est. A ce stade, certains enfant parlent d'eux-mêmes à la troisième personne : "Jean a faim" Pas longtemps après, les enfants apprennent le mot magique "je" et l'assimilent à leur nom, qu'ils ont déjà assimilés à ce qu'ils sont. Puis arrivent d'autres pensées qui fusionnent avec la pensée "je" originale. Au stade suivant, ce sont les pensées "moi" et "mien", qui désignent des choses et font en quelque sorte partie du "je". Il s'agit que d'une identification aux objets : on attribue aux objets (en fait aux pensées qui représentent ces objets) un certain sens de soi et on en tire une impression d'identité. Alors, lorsque "mon jouet" se casse ou qu'on me le prend, il en résulte une grande souffrance. Non pas en raison de la valeur intrinsèque du jouet, mais à cause de la pensée "mon". Le jouet fait partie du sens du moi, du je, que l'enfant développe. Il faut préciser ici que l'enfant perdra rapidement intérêt pour le jouet en question, qu'il remplacera par d'autres.
Ainsi, à mesure que l'enfant grandit, la pensée d'origine "je" attire d'autres pensées, elle s'identifie à un genre, à des possessions, à un corps, à une nationalité, une race, une religion, une profession. Le "je" s'identifie à d'autres choses, entres autres, à des rôles (celui de mère, de père, de mari, de femme, etc. ) à des connaissance ou des opinions et à tout ce qui est arrivé au moi par le passé, ces souvenirs étant des pensées qui définissent encore plus le sens du moi avec le concept "moi"et mon histoire"". Ceci n'est qu'un aperçu des choses à partir desquelles les gens tirent le sens de leur identité. Il ne s'agit en fin de compte de rien d'autre que des pensées maintenues ensemble de façon précaire par le fait qu'on leur attribue une partie de notre identité. Cette construction mentale est ce à quoi vous faites normalement référence quand vous dites ou pensez "je".
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Narcissius de Thespie
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Les hommes "Chieuses"...
Plusieurs amies, trentenaires, me racontaient ces derniers temps être victimes du même problème : les hommes avec qui elles entament des relations s’avèrent être rapidement d’épouvantables emmerdeurs. De ceux qui, à force de chercher à comprendre la psychologie féminine, sont devenus eux-mêmes des chieuses de compétition. Parlons du phénomène de l’homme chieuse.
Jeunes trentenaires, donc, elles séduisent, sortent, et chialent le matin qu’elles n’ont plus 20 ans avant d’absorber deux aspirines et de se traîner au boulot pour martyriser leur stagiaire (le stagiaire, sans doute le plus beau retour sur investissement du passage des années). La trentaine, c’est un grand huit ; au début on pense qu’on va mourir, qu’on va avoir des rides & ridules comme les meufs dans les publicités, et que nous sommes entrées dans une sorte de lente putréfaction ayant pour unique issue la mort.
Ce qui n’est pas faux.
Mais c’est également une période sympathique : nous nous sommes délestées d’une partie de nos complexes, tout du moins les plus ridicules, tels que “j’ai pas de lobe, ma vie est foutue”, avons tiré des conclusions constructives de nos expériences : “ne jamais me mettre nue à la lumière d’une ampoule supérieure à 40 watt, on voit ma cellulite fantôme”, renoncé à être Miss France, et nous savons ce que nous voulons. Pardon. Non. Ça, on sait toujours pas.
En revanche, les hommes savent tout de nous. Ils ont feuilleté des magazines féminins, surfé sur des forums aufeminin.com, étudié un large panel d’exs, et en ont déduit énormément de choses sur nos besoins. Ces mâles, gavés d’informations, se sont transformés en chieuses.
Ça commence ainsi, sobrement, par un “faut qu’on parle” de gonzesse :...Lire la suite sur INROCKS
Taille du pénis...débat et eugénisme
Les Anglais et les Belges sont très contents : la taille de leur pénis en érection est supérieure à celle des Français. Le chercheur britannique Richard Lynn, de l’université d’Ulster en Irlande, vient de publier une étude dans la revue Personality and Individual Differences où il compare la taille des sexes masculins dans différents pays du monde. En Europe, les Islandais arrivent en tête avec 16,51cm devant les Belges, 15,85cm, les Italiens, 15,74cm, les Anglais, 13,97 cm, les Espagnols, 13,93 cm et... les Français 13,53 cm. La moyenne serait à 14,5cm.
Au niveau mondial, toujours selon cette étude, les Congolais arrivent en tête avec 18,034 cm et les Coréens (du nord et du sud) bon derniers avec 9,652cm. «Nous battons les Français», se félicite donc le Telegraph, «les Belges ne sont pas à plaindre», se rassure RTL.be.
Sauf que cette étude ne repose sur rien ou presque, désolé pour nos joyeux voisins. Pour Jelte Wicherts, professeur de psychologie à l'université de Tilburg en Hollande, «c’est un gentil papier sur un sujet controversé, mais il n’a aucune méthodologie. Il n’aurait jamais dû être publié».
Richard Lynn a en effet récolté des données provenant d’une carte sans les vérifier. Ce planisphère des sexes en érection a été mis en ligne l’année dernière par un utilisateur du site everyoneweb. Il avait alors beaucoup tourné sur les blogs et les réseaux sociaux, mais peu de gens l’avaient pris au sérieux. En effet, s'il est amusant, il repose juste sur une compilation de recherches non reliées entre elles et souvent déclaratives.
Pour pouvoir vraiment comparer la taille des pénis entre les différents pays – si cela avait un intérêt – il faudrait une étude menée par une même équipe de chercheurs avec la même méthodologie pour chaque pays. Pas une mesure réalisée ainsi dans un coin, puis un sondage là-bas, additionné à un sentiment au doigt mouillé autre part. Pour discréditer un peu plus le travail de Richard Lynn, il n’a même pas été capable de recopier correctement les données de la carte qu’il cite. Selon cette dernière, la taille moyenne du pénis des Français est de 16,01 cm et non pas 13,53 cm comme il l’indique. Une mesure qui les fait passer devant les Britanniques, 13,97 cm et les Belges, 15,85cm (la fierté gauloise est donc sauve).
Comme un relent de racisme
Au-delà de ça, il est intéressant de s’attarder un minimum sur Richard Lynn. Ce n’est pas juste un amateur de beau membre viril en érection mais un professeur controversé, soupçonné d’eugénisme et régulièrement attaqué pour racisme. En 2006, toute la presse – un peu comme cette fois-ci – avait relayé un de ses papiers affirmant que les Allemands ont le QI le plus élevé en Europe. Les Français se retrouvaient 19èmes, loin derrière les Anglais (encore!).
Selon Richard Lynn, cela pouvait expliquer de nombreuses victoires militaires. «C’est une loi non reconnue de l’histoire que le camp doté du plus grand QI l’emporte en général, sauf s’il présente une réelle infériorité numérique, comme ce fut le cas des Allemands après 1942», jugeait-il. Deux jours après (donc trop tard pour le temps médiatique), le Nouvel Obs revenait sur son cas. Il soulignait que le professeur avait participé à une conférence organisée par le magasine raciste américain American Renaissance et avait écrit que les Africains ont un QI inférieur de 30 à la moyenne européenne, en se basant sur des tests faussés. Il considère également que sélectionner les embryons permettrait d’améliorer significativement l’intelligence d’une population.
Dans son étude sur les pénis, les pays sont classés par «race» et tout son papier cherche de fait à démontrer que ces résultats confirment la théorie sur la différence des races de John Philippe Rushton. Ce professeur de l’Université de Western Ontario au Canada, lui aussi connu pour ses théories racialistes et eugénistes, défend l'idée que les Asiatiques sont les plus intelligents et les Africains ont une sexualité débridée. Il est régulièrement critiqué pour son absence de rigueur scientifique. Le célèbre généticien David Suzuki avait estimé lors d’un débat télévisé les opposant en 1989 qu’il «y aura toujours des Rushton dans la science et qu’il faudra toujours être prêt à les combattre». Source
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Narcissius de Thespie
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Le look Tom Ford
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Narcissius de Thespie
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Daniel Craig, 55.000€, le maillot de bain
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Narcissius de Thespie
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Baptiste Giabiconi, n'oublie pas d'où il vient!
Retrouvez-le chantant "Tomorrow", torse nu en janvier dernier...
''J'avais des choses à raconter par rapport à mon parcours, à mon adolescence qui a été plutôt difficile. Les obstacles que j'ai pu rencontrer. Le parcours un petit peu atypique, l'absence de mon père, c'est des choses qu'on peut vivre qui marquent et qui vous donnent des idées pour la suite.'' Engagé dans une démarche sincère et généreuse, Baptiste Giabiconi est aujourd'hui l'artiste français le plus suivi sur Twitter avec près d'un million de followers. Et cette popularité lui a permis de se hisser directement en tête des ventes depuis que son album est disponible via le site vente-privée. Avec près de 20 000 copies écoulées il se place devant Garou, qui par ailleurs rempile pour la saison 2 de The Voice . Melty
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Narcissius de Thespie
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