jeudi 9 août 2012
Bonne soirée
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Narcissius de Thespie
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20:07
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Bonne nuit
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Le beau
Chez Platon,
le beau est associé au vrai et au bien comme une des idées les plus
élevées. L'intuition de la beauté en soi est supérieure à la jouissance
provoquée par les beaux objets particuliers. Dans le Banquet,
il montre comment on peut passer du désir des beaux corps à l’amour des
belles âmes pour parvenir à la contemplation de la beauté en soi. Être
beau, c’est alors se rapprocher d’un idéal, c’est être ce qui doit être,
ce qui assimile la beauté à la perfection esthétique. On associe
parfois l’harmonie avec l’ordonnancement mathématique, comme en musique
ou dans la fameuse sectio aurea ou encore chez Platon et les pythagoriciens.
En reprenant les trois étapes de l'initiation à la Beauté : la purification, l'ascension et la contemplation,
Platon donne une forme dialectique aux mystères orphiques de
l'ascension de l'âme vers le divin. Il opère ainsi l'opposition entre le
logos et le mythe dans la conception de l'Éros.
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Narcissius de Thespie
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17:15
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Narcissius de Thespie
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17:12
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Interlude
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A Men’s Health cover man
A Men’s Health cover man must meet a fe pieces of
criteria. He’s gotta be active, successful, and of course, an
intelligent man. But most importantly, he’s gotta be fit and have a sexy body to match to show how his washboard abs and pulsing biceps for when the shirt comes off to nail that pivotal cover shot.
After sifting through hundreds and thousands of applicants, the
people over at Men’s Health have narrowed down the selection to the final five contestants
who will compete for the coveted spot. The winner will be announced at a
special dinner hosted by Men’s Health in London where the winning cover
will be revealed. The competition winner will be featured on the October issue of Men’s Health.Men’s Health Editor Toby Wiseman said: “Yet again we’ve been overwhelmed by both the number and the quality of the entries we’ve received for the Cover Model 2012 competition. Now we’re looking forward to unveiling the ultimate winner who will embody the Men’s Health attitude by being dedicated to the perfection of not just a physique, but a lifestyle.” Meet the five sexy finalists below.
Meet the five sexy finalists after the jump.
Read more at: http://www.homorazzi.com/
Mon Finaliste :

Richard Edwards
Career: Engineer
Location: Stourbridge
Bio: Richard posesses both beauty and brains. Not only is he a fitness guru, he also helps build nuclear submarines for a living. Over the years he has discovered a passion for new fitness goals and thrives from entering fitness competitions, always aiming to improve himself. He maintains that with age, he has revealed a whole new man thanks to fitness. ‘I’m now 10 years older than when I first started training, and in the best shape of my life,’ he said.
Read more at: http://www.homorazzi.com/article/
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Narcissius de Thespie
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11:09
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Men's Health,
Richard Edwards
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Mode sur Fugues
Le lookbook de la collection Gym de Dolce&Gabbana est
toujours un plaisir pour les yeux… L’édition automne 2012 - hiver 2013
ne fait pas exception avec les modèles Adam Senn, Arthur Kulkov,
Jonathan Marquez, Travis Bland, Robin Ahrens, Charles Melton et Zhao
Lei.
Le danseur Kevin Smith est photographié
par Terrence Rags pour Rufskin ans la plus récente édition d’Attitude,
le magazine gai britanique.
http://www.fugues.com/
http://www.fugues.com/
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Narcissius de Thespie
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09:10
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Hier, j'ai repris la course...
Suite à ma tendinite au genoux mon médecin, m'avait arrêté jusqu'à lundi, la douleur n'étant toujours pas passée, j'ai prolongé, le repos jusqu'à hier. Donc je suis allé courir, avec mes nouvelles chaussures. En ce qui concerne les chaussures, tout va bien même si elles sont plus agréable sur goudron. Le problème, c'est que la douleur est rapidement revenue, donc je n'ai couru que 15 minutes. et depuis j'ai à nouveau mal, donc on va reprendre doucement, aujourd'hui, je ne cours pas, on verra demain.
Je vais essayé de voir si à vélo, j'ai la même douleur, mais il faut que je fasse quelque chose, c'est utile.
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Narcissius de Thespie
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08:29
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Narcissius de Thespie
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Marco Da Silva
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Narcissius de Thespie
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08:24
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Marco Da Silva
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Le Dasein
Le Dasein est un concept développé par Martin Heidegger dans sa grande œuvre Être et Temps. Le terme est une contraction de l'allemand : da sein, qui signifie littéralement être-là, cependant Heidegger affirmait résolument qu'il s'agissait d'une traduction incorrecte de Dasein. Il s'agit généralement de « l'être-là étant » analysé par Marlène Zarader et repris par Jean-Paul Sartre dans L'Être et le Néant.
En allemand, Dasein est synonyme d'existence, comme chez Nietzsche ou dans « Je suis heureux de mon existence » (« ich bin mit meinem Dasein zufrieden »). Pour Heidegger cependant on ne doit pas le prendre pour un sujet,
qui est quelque chose d'objectivement présent. Il est plutôt comparable
à la séparation préalable de « Sujet » à « sujet » dans la philosophie
immanente de Giovanni Gentile. Heidegger était clair quant à cette distinction qui conduisait à la critique du sujet par Nietzsche. Le Dasein, en tant qu'être qui est constitué par sa temporalité, éclaire et interprète le sens de l'être dans le temps.
Heidegger utilisa le concept du Dasein pour découvrir la nature primaire de l'« Être » (Sein) que Descartes et Kant avaient laissé inexplorée.
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Narcissius de Thespie
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08:15
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Le Dasein
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Est-ce que la philosophie ne fait que pelleter des nuages
Initialement, j’avais l’intention d’intituler cet essai « pourquoi la philosophie me rend malheureux ». Ça vous donne une idée de ce qui va suivre. C'est un texte un peu plus sombre et plus personnel qu'à l'habitude, dans lequel je mets ma tête sur le billot à plusieurs reprises, mais c'est volontaire. Je m'empêtre souvent dans ce genre de raisonnement, et j'aimerais bien lire ce que vous en penser. « La philosophie, ce n’est pas ce qui va mettre le beurre sur la table », comme l’affirmerait certainement mon grand-père. Ou encore, « ça ne sert pas à grand-chose quand tu rentres à la shop », comme dirait le souverain des glaces. C’est un fait. Au début de mon baccalauréat, j’insistais pour ne prendre que des cours théoriques en philosophie politique. Pour comprendre la politique vraiment, me disais-je, il ne faut pas étudier tel mouvement de tel pays, ou encore une politique publique X dans le contexte C. Il faut aller directement vers la théorie. Une fois étudiée les théories de la démocratie bien comprises, je comprendrai tous les problèmes sans même les connaître. Quelle erreur… Le niveau de certitude qu’on peut avoir quant aux théories est tout aussi chancelant que celui qu’on peut avoir quant aux questions pratiques. De plus à force de discuter à un niveau de généralité aussi élevé, ça devient presque impossible d’y penser le particulier. Ceux que j’ai connu et qui n’étaient pas d’accord avec cette dernière phrase avaient tendance à être des idéologues, par ailleurs. De plus, essayer de penser plusieurs cas particulier au sein d’un seul et même phénomène général est une entreprise intellectuelle fort risquée. Je donnerais bien des exemples des arguments que je viens d’évoquer, mais ce serait trop long.
Certains me feront remarquer que ce que je viens d’évoquer n’a que très peu à voir avec l’idée qu’ils se font de la philosophie. En fait, faire des « théories englobantes », formuler des « _______ismes », associer ensemble des phénomènes aussi disparates que le nombre élevé de prescriptions d’antidépresseurs et la pauvreté persistante de l’Afrique à un phénomène unique, en l’occurrence le capitalisme, il me semble que ça revient à la philosophie. Or, cette tâche que la philosophie se donne, quand elle est menée rigoureusement, elle est extrêmement ardue. Ça devrait être ce qu’on fait en dernier en philosophie. Or, tout le monde préfère commencer par-là, parce que c’est plus stimulant. Dommage, c’est sûrement une des principales raisons pour laquelle la plupart des gens pensent que les philosophes pellettent des nuages.Mais bon, je crois m’être éloigné de la question initiale. En fait, plus ou moins. Le fait de se livrer à une tâche intellectuelle, telle que je viens de la décrire, aussi ardue et abstraite à la fois, ça ne donne souvent pas grand-chose, sinon la satisfaction d’avoir fait quelque chose d’authentique. Pour certains, nul besoin d’en faire plus, si on a été sincère. J’ai toujours trouvé ça un peu égocentrique.
Si vous êtes un philosophe et que vous n’êtes pas totalement égocentrique, vous voudrez certainement montrer que le bagage que vous avez accumulé en philo et que vous utiliserez par la suite sera au fond de la plus haute utilité sociale. Mais il demeure un problème fondamental, et c’est celui que j’ai évoqué tout à l’heure en parlant de généralité. Ce n’est pas parce que je connais la conception benthamienne ou whateverienne [anglicisme de n’importe quoi] du bonheur que j’ai la solution au problème d’un dépressif. J’ai beau comprendre la conception de la justice économique d’Amartya Sen, je ne sais pas vraiment plus qu’est-ce qui marchera et qu’est-ce qui ne marchera pas pour réduire la pauvreté. Comprendre le principe de réfutabilité poppérien ne me donne absolument pas le bagage pour résoudre les problèmes de la théorie physique des cordes. Malgré une fine compréhension de la philosophie atomiste de Démocrite, personne ne pourra construire le futur pont Champlain grâce à ça. Assez déprimant. Il semble qu’aller vers l’essentiel des choses nous en éloigne au plus haut point. Il est vrai que des percées philosophies ont par la suite entraîné de grandes avancées techniques dans divers domaines. Sans Descartes, probablement que Newton n’aurait jamais formulé ses théories, et on aurait jamais envoyé de fusées sur la lune. Les philosophes pourraient débattre une vie entière du chemin parcouru par l’idée de Descartes sur la subjectivité et les théories de Newton sur la gravité. Cependant, l’absence de causalité concluante entre René Descartes et Neil Armstrong fait que les ingénieurs de la NASA en ont franchement rien à foutre. C’est donc bien normal que les philosophes n’aient qu’une place minime dans une économie de marché.
Il faut cependant bien se garder de croire que parce que la tâche des philosophes est très ardue voire impossible, que nécessairement elle est inutile. Serge Robert m’en voudrait beaucoup de prendre cette induction pour une vérité. Je lui en vois une foule d’utilité moi, à la philosophie. Elle met à jour les lois du raisonnement (et ça, c’est fondamental). Elle nous dit qu’est-ce qu’un argument ou une démonstration recevable et qu’est-ce que ne l’est pas. Elle m’aider à clarifier les concepts que j’utilise dans la vie, et parfois à en créer des meilleurs. Elle me donne une procédure pour discuter de ce qui est vrai, bien, beau, etc. La pratiquer me fait sentir que je fais dans ce qu’il y a de plus fondamental. Ça m’aide à organiser toutes les intuitions et connaissances que j’ai et à en vérifier la cohérence. Ça semble une liste bien mince, mais quiconque s’intéresse particulièrement à un de ces derniers éléments énumérés sait quelle somme incroyable de chose qu’il y a à connaître, et même qu’il faut connaître. Ce n’est pas facile, c’est long, mais c’est exaltant quand même. Ça semble difficile à utiliser pour affirmer quelque chose de vrai, mais c’est tellement utile pour attaquer le faux.La philosophie arrive à des réponses utiles, je vous le jure. Cependant, si elle semble ne faire que pelleter des nuages, c’est surtout parce que c’est une tâche principalement individuelle, et que mal l’exercer n’a de conséquence pour personne la plupart du temps. Les ingénieurs, les psychologues et les coiffeuses ont besoin de bien faire leur travail, ils ont besoin de suivre un protocole bien précis accomplir la mission qu’ils se donnent. On sait tous construire des petits ponts, remonter le moral à des gens déprimés (je caricature, ok ?) et couper des cheveux, mais peu savent bien le faire, et les gens ont besoin de gens qui savent bien le faire. Or, de la philosophie, tout le même peut en faire, évidemment, mais personne n’a besoin de se faire dire comment la faire. Les lois du raisonnement, les sophismes, les contradictions… ça sert à quoi au fond ? Pas grand-chose, semble-t-il, outre « penser correctement ». Malheureusement, Tocqueville l’avait soulevé avec intelligence : dans une démocratie, le principe central est l’égalité, et personne ne veut se faire dire comment penser par personne. C’est une épreuve qui blesse l’égo, ou encore, pour ceux qui ont les nerfs assez solides pour être attentifs, c’est une tâche longue et ennuyante. Pourquoi donc s’en soucier ?
Le souci… Heidegger pensait que la tâche la plus fondamentale du Dasein était d’élucider l’être, et ce qui liait l’un à l’autre, c’était le souci. En français, Heidegger pensait que la tâche la plus fondamentale d’un être humain était de penser ce qui devait être pensé, faire ce qu’il faire, aimer ce qu’il faut aimer, etc. Je pense que quelqu’un qui chercherait à dire le contraire aurait beaucoup de misère. On pourrait objecter : « Mais non, rien de plus exaltant de faire et d’aimer l’interdit ! ». Oui, c’est vrai. Mais si vous affirmer que « c’est le cas qu’il faut parfois oser l’interdit » (c’est un exemple) et bien oser l’interdit, ce n’est rien d’autre que « ce qu’il faut faire ! ». Il faut donc comprendre mon interprétation d’Heidegger ainsi, et je la crois très difficile à réfuter (à moins que vous soyez nihiliste ou relativiste bien sûr). Bernard Williams a écrit un livre complet sur cette « tendance » fondamentale de l’homme à chercher dans le monde de la « véracité », et ce de manière « sincère ».
J’ai essayé de démontrer pourquoi la philosophie avait l’air d’être du pelletage de nuage pour des praticiens ou des techniciens. Ensuite, j’ai essayé de montrer à quoi ça servait au fond, et j’ai même voulu voir si ça pouvait être fondamental. Par contre, je ne peux pas démontrer que vous devez vous en soucier. Par exemple, un chrétien fondamentaliste pourrait venir me dire que « l’avortement, c’est un meurtre ». Pour le réfuter, je pourrais commencer par lui dire que d’essayer de déterminer à quel moment apparaît la dignité humaine entre le création du spermatozoïde et la naissance du bébé est une entreprise assez stérile et vouée à l’échec. Par la suite, je pourrais lui dire que la raison en est que ce genre de position métaphysique est impossible à démontrer ou presque. Je pourrais aussi lui dire que Ruwen Ogien a écrit un livre convaincant dans lequel il démontre qu’une approche conséquentialiste en éthique est plus probante, et qu’il faut se demander plutôt si d’interdire l’avortement rendrait ce monde « meilleur ». Je lui répondrais que le monde serait moins bon, puisque des tas d’enfants non-désirés naitraient et ne seraient pas aimés. La raison pour laquelle je ne pourrais prouver à cette personne qu’elle doit donner plus de crédit à mon raisonnement qu’au sien est que moi, mes raisonnements ne permettent pas « des ponts qui tiennent mieux que les siens ». Son raisonnement que je juge erroné pourrait s’avérer vrai au fond, et le mien faux, même si j’ai fort probablement mieux raisonné. Cruelle destinée, non ?
En résumé, voici mon propos. Oui, la mauvaise philosophie pellette des nuages, mais la bonne, non. Malheureusement, personne n’a besoin des vérités des philosophes, parce celles de chaque individu leur suffit amplement, et qu’en plus je ne pourrai sûrement jamais prouver que j’ai « plus » raison quant aux miennes. Au fond, je serais peut-être mieux d’arrêter de m’en faire et de devenir égocentrique.
Auteur : Simon Vincent
Source du texte : http://www.reflecritiques.com/
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Narcissius de Thespie
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La théorie queer est une théorie sociologique
Elle critique principalement l'idée que le genre sexuel et l'orientation sexuelle seraient déterminés génétiquement en arguant que la sexualité mais aussi le genre social (masculin ou féminin) d'un individu n'est pas déterminé exclusivement par son sexe biologique (mâle ou femelle) mais également par tout un environnement socio-culturel et une histoire de vie. Ce faisant, la théorie Queer se distingue aussi, parfois vigoureusement, des féminismes essentialiste ou différentialiste.
Cette théorie différencie donc sexe (mâle/femelle) et genre
(masculin/féminin), par rapport à une société qui tend à considérer
comme 'anormaux' les individus qui ne se situent pas dans la 'normalité'
d'une hétérosexualité perçue comme naturelle et innée, avec un genre découlant du seul sexe acquis à la naissance.
Elle a ainsi pour conséquence (ou pour visée selon certains) de déculpabiliser les queers, en apportant des bases théoriques à leur personnalité au lieu de les poser en 'anomalies de la nature'.
Ce courant des « études du genre sexuel » (Gender studies) apparait au début des années 1990 aux États-Unis, au travers de relectures déconstructivistes, dans le prolongement des idées de Foucault et Derrida.
Considérant le genre
comme un construit et non comme un fait naturel, la théorie queer est
avant tout une possibilité de repenser les identités en dehors des
cadres normatifs d'une société envisageant la sexuation comme
constitutive d'un clivage binaire entre les humains, ce clivage étant
basé sur l'idée de la complémentarité dans la différence et censé
s'actualiser principalement par le couple hétérosexuel.
La théorie queer, avec son intérêt pour les implications de sexualité
et genre, reste surtout une exploration de ces implications en termes
d'identité. La nature provisoire de l'identité queer implique beaucoup
de discussion (au niveau théorétique autant qu'au niveau social) sur la
façon de définir l'adjectif « queer. »
La théoricienne queer Eve Kosofsky Sedgwick
a exploré cette difficulté de définition, remarquant que même si le
terme change beaucoup de signification selon qu'il s'applique à soi ou à
un autre,
- « "Queer" a l'avantage d'offrir, dans le contexte de la recherche universitaire sur l'identité de genre et l'identité sexuelle, un terme relativement neuf qui connote étymologiquement une traversée des frontières mais qui ne réfère à rien en particulier, laissant donc la question de ses dénotations ouverte à la contestation et à la révision. »
Grâce à sa nature éphémère, l'identité queer, malgré son insistance sur la sexualité et le genre, semblerait s'appliquer à presque tout le monde : qui ne s'est jamais senti inadéquat face aux restrictions de l'hétérosexualité et de rôles de genre ? Si une femme s'intéresse aux sports, ou un homme au ménage, sont-ils donc queer ? Pour cette raison, la plupart des théoriciens queer insiste sur l'auto-désignation de l'identité queer.
Avec le genre, la sexualité compose un des thèmes principaux de la théorie queer, et comprend de la recherche sur la prostitution, la pornographie,
le non-dit de la sexualité entre autres. Le terme queer, quand il est
appliqué aux pratiques sexuelles, offre beaucoup plus d'innovation que
d'autres termes comme « lesbienne » et « gay. » Lorsqu'un interlocuteur
se désigne comme « queer », il est impossible de déduire son genre. Teresa de Lauretis,
qui a été la première à employer le terme queer afin de décrire son
projet théorique, espérait qu'il aurait des applications pareilles pour
le rapport entre la sexualité et la race,
la classe et d'autres catégories que le genre. Pourtant en dehors de
l'université, quand le terme queer réfère à la sexualité, il est plus
souvent un synonyme pour « gay et lesbienne », parfois « gay, lesbienne
et bi » et moins souvent « gay, lesbienne, bi et trans ».
L'exclusion commune des transgenres de cet usage populaire peut être dû
au fait qu'un transgenre exprime des rapports différents avec le genre
et la sexualité. Beaucoup de transsexuel(le)s, s'inspirant de la théorie
queer aux niveaux sexuel et genré, préfèrent à se distinguer des
transgenres traditionnels (les FtM et MtF qui affirment le binarisme du
genre) par l'usage des termes « gender queer » et « FtN ou MtN »
(femelle-à-neutre ou mâle-à-neutre).
Les enquêtes queer sur le genre cernent surtout les instances déviantes du genre (les transgenres, les gender-queers, et les travesties) ainsi que la séparation de genre et de sexe biologique. S'appuyant sur l'idée de la féministe Simone de Beauvoir qu'on « ne naît pas femme, on le devient », Judith Butler a été la première théoricienne queer à aborder cette séparation de sexe et de genre. La biologiste Anne Fausto-Sterling constate que la peur de la confusion de genres a poussé la science et la médecine à chercher des critères irréfutables de sexe anatomique et du genre psychologique. Son travail interroge les interventions médicales qui peuvent guérir la dysphorie du genre et l'hermaphroditisme.
Outre la sexualité et le genre, la théorie queer s'intéresse beaucoup
à la parenté et aux revendications identitaires en général. La
théoricienne queer Judith Butler a fait une exploration de la parenté dans son livre Antigone's Claim et de la question d'identité dans The Psychic Life of Power,
où elle s'est donnée la tâche d'expliquer pourquoi on insiste sur une
revendication identitaire qui peut mettre quelqu'un en danger (en
suscitant une violence physique ou psychique). Presque tout le travail qui se proclame queer partage une résistance théorique à l'essentialisme et aux prétentions totalisantes, ce qui rend la théorie queer et le terme queer si difficiles à décrire.
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Narcissius de Thespie
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Lucas Bernardini
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Narcissius de Thespie
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Benjamin Godfre
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Narcissius de Thespie
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Bonjour
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Narcissius de Thespie
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